Ce qu'il faut retenir :
- Tarif réglementé en vigueur : Le kWh TTC au Tarif Bleu EDF est fixé à 0,2001 € en option Base (6 kVA) depuis le 1er août 2026, et à 0,1589 € en Heures Creuses (pour 0,2142 € en Heures Pleines).
- Offres de marché : Les fournisseurs alternatifs les plus compétitifs descendent entre 0,1640 € et 0,1861 € le kWh, permettant d'économiser jusqu'à 209 € par an sur 6 000 kWh (attention au coût de l'abonnement fixe).
- Levier d'action réel : Face à un prix du kWh qui a augmenté de 50 % en 10 ans, le levier le plus puissant reste la réduction du volume consommé : traquer 300 à 500 kWh de talon de veille économise 60 à 100 € par an sans perte de confort.
Le prix du kWh en France ne tient plus sur une seule ligne : cinq grilles réglementées, une trentaine d’offres de marché, des taxes qui bougent au 1er août. Voici les tarifs réellement pratiqués, chiffres et dates de relevé à l’appui, pour savoir ce que vous payez – et ce que vous pourriez payer moins.
Prix du kWh EDF en 2026 : Base, Heures creuses et Tempo
Un seul chiffre ne suffit pas : le tarif réglementé, c’est cinq grilles qui n’évoluent pas au même rythme.
| Option | Puissance | Prix du kWh TTC | Abonnement mensuel TTC |
| Base | 3 kVA | 0,2001 € | 9,69 € |
| Base | 6 kVA | 0,2001 € | 15,86 € |
| Base | 9 kVA | 0,1985 € | 19,86 € |
| Base | 12 kVA | 0,1985 € | 23,88 € |
| Base | 15 kVA | 0,1985 € | 27,55 € |
| Heures creuses | 6 kVA | 0,2142 € HP / 0,1589 € HC | 15,86 € |
| Heures creuses | 9 kVA | 0,2142 € HP / 0,1589 € HC | 19,86 € |
| Heures creuses | 12 kVA | 0,2142 € HP / 0,1589 € HC | 23,88 € |
| Tempo Bleu | 6 kVA | 0,1654 € HP / 0,1356 € HC | 15,80 € |
| Tempo Blanc | 6 kVA | 0,1921 € HP / 0,1536 € HC | 15,80 € |
| Tempo Rouge | 6 kVA | 0,7295 € HP / 0,1615 € HC | 15,80 € |
| Tempo Bleu | 9 kVA | 0,1654 € HP / 0,1356 € HC | 19,79 € |
| EJP | – | Option fermée aux nouveaux clients | – |
Sources : grille tarifaire « Tarif Bleu » publiée par EDF Particulier et délibération CRE n° 2026-147 du 15 juillet 2026, relevé du 1er août 2026. L’option EJP n’est plus souscriptible depuis 1998 ; seuls les clients historiques la conservent.
Trois choses sautent aux yeux dans ce tableau.
D’abord, l’option Base coûte 0,0016 € de moins au kWh au-delà de 9 kVA. Sur 4 000 kWh, c’est 6,40 € par an : pas de quoi changer de compteur, mais bon à savoir si vous hésitez entre 6 et 9 kVA.
Ensuite, l’écart heures pleines / heures creuses est de 0,0553 € par kWh. Un sèche-linge lancé en heures creuses au lieu de 19 h, et l’économie est réelle, immédiate, mesurable.
Enfin, le prix kWh heure creuse le plus bas du tarif réglementé n’est pas en Heures creuses classiques : il est chez Tempo, à 0,1356 € en Bleu HC. Le revers de la médaille : 0,7295 € en Rouge HP, soit 3,6 fois le prix Base, pendant 22 jours par an.
Les 22 jours rouges de Tempo tombent entre le 1er novembre et le 31 mars. Ce sont eux qui décident si l’option est rentable ou non – pas les 300 jours bleus.
Besoin de creuser l’option à jours colorés ? Notre analyse complète de l’option Tempo détaille les jours rouges, les profils gagnants et les pièges.
Le prix du kWh est-il moins cher chez les fournisseurs alternatifs ?
Oui, souvent. Mais pas toujours, et rarement de beaucoup.
Voici six offres de marché comparées à consommation identique : 6 000 kWh par an, compteur 6 kVA, option Base, prix TTC relevés en novembre 2026. Le classement se fait sur le coût annuel total, abonnement compris – le seul chiffre qui compte vraiment.
| Fournisseur | Offre | Prix kWh TTC | Abonnement annuel TTC | Coût annuel pour 6 000 kWh |
| OHM Énergie | Extra Eco Elec | 0,1640 € | 197,28 € | 1 181,28 € |
| Primeo | Confort 20 % | 0,1674 € | 198,96 € | 1 203,36 € |
| Vattenfall | Équilibre Verte | 0,1861 € | 199,80 € | 1 316,40 € |
| Gaz de Bordeaux | NovaFixe Elec | 0,1919 € | 190,44 € | 1 341,84 € |
| TotalEnergies | Standard Fixe | 0,1940 € | 187,80 € | 1 351,80 € |
| Alpiq | Électricité Stable | 0,1968 € | 190,32 € | 1 371,12 € |
| EDF (repère) | Tarif Bleu Base | 0,2001 € | 190,32 € | 1 390,92 € |
Sources : grilles tarifaires des fournisseurs et comparateurs publiés en novembre 2026, hors promotions de première année et hors options éco.
Lecture directe : entre l’offre la moins chère du tableau et le tarif réglementé, l’écart atteint 209,64 € par an, soit environ 15 % de la facture.
Mais attention à trois détails qui font fondre la promesse.
- Le prix garanti a une durée. Primeo bloque son tarif jusqu’au 31 décembre 2027, Alpiq et TotalEnergies sur 1 an, OHM reste sur un prix libre. Passé l’échéance, le fournisseur applique sa nouvelle grille.
- Un kWh pas cher avec un abonnement cher n’est pas une bonne affaire. Primeo affiche le 2e kWh le plus bas, mais recule au classement à cause de son abonnement à 16,58 €/mois.
- Les remises annoncées portent sur le HT. Une offre « −10 % » ne fait pas −10 % sur la facture TTC, puisque les taxes, elles, ne bougent pas.
Changer de fournisseur est gratuit et sans coupure. Aucun technicien ne passe, le compteur Linky bascule à distance, et vous gardez votre puissance et votre option tarifaire. Le seul vrai risque, c’est de signer une offre indexée sans lire la formule d’indexation.
Une offre moins chère ne sert à rien si vous ne savez pas où partent vos kilowattheures. C’est exactement là qu’un suivi en temps réel change la donne.
Comment est fixé le prix du kWh en France ?
Un prix du kWh, c’est trois briques empilées : l’électricité elle-même, le transport, les taxes. Chacune a son propre calendrier.
1. La fourniture, et la fin de l’ARENH
C’est la part qui rémunère le producteur et le fournisseur.
Pendant treize ans, l’ARENH a permis aux fournisseurs alternatifs d’acheter une quote-part de nucléaire EDF à 42 €/MWh. Ce dispositif s’est arrêté le 31 décembre 2025. Depuis le 1er janvier 2026, il est remplacé par le versement nucléaire universel (VNU) : EDF vend sa production au prix du marché, et si ses revenus dépassent 78 €/MWh puis 110 €/MWh, une partie est redistribuée aux consommateurs sous forme de minoration de facture. Source : CRE, avis sur le décret VNU, décembre 2025.
Conséquence concrète : la part « fourniture » du prix du kWh dépend désormais davantage des marchés de gros, et donc du climat, du parc nucléaire et de la demande européenne.
2. Le TURPE, le péage du réseau
Le TURPE, c’est ce que vous payez pour faire circuler l’électricité, du transformateur à votre tableau. Il est fixé par la CRE pour quatre ans ; le TURPE 7 couvre 2025-2028.
Au 1er août 2026, les tarifs de distribution (Enedis) augmentent de 3,04 % en moyenne, ceux de transport (RTE) de 3,34 %. La CRE chiffre l’effet de cette hausse réseau à environ +1 % TTC sur le tarif réglementé de vente. Source : CRE, évolution des tarifs d’utilisation des réseaux au 1er août 2026.
3. Les taxes et la TVA
Deux prélèvements s’ajoutent à la fourniture et au réseau.
- L’accise sur l’électricité : 30,62 €/MWh pour les ménages et puissances inférieures ou égales à 36 kVA depuis le 1er août 2026 (contre 30,85 €/MWh avant). Soit 0,0306 € par kWh.
- La TVA : 20 %, appliquée sur l’ensemble – abonnement, consommation, TURPE et accise.
Autrement dit, sur un kWh facturé 0,2001 € TTC, environ un quart part en taxes. C’est aussi pour cela que les baisses annoncées en HT ne se retrouvent jamais intégralement sur la facture. Voir le guide 2026 sur la fiscalité des énergies du ministère de la Transition écologique.
Comment a évolué le prix du kWh depuis 2014 ?
Le chiffre tient en une ligne : 0,1329 € en février 2014, 0,2001 € en août 2026. Entre les deux, vingt-deux révisions du TRV Base 6 kVA, quelques accrocs à la baisse, un bouclier tarifaire et un pic à 0,2516 €. Voici la série complète, puis ce qu’elle raconte.
Toutes les révisions du TRV Base 6 kVA, de 2014 à 2026
Un détail de méthode avant de lire le tableau : le rythme des révisions n’a pas toujours été semestriel. Une fois par an jusqu’en 2017, deux fois par an depuis 2018, avec un calendrier stabilisé en février et août depuis 2020. D’où vingt-trois lignes pour douze ans et demi.
| Date d’application | Prix du kWh TTC | Évolution | Facture annuelle sur 4 000 kWh (hors abonnement) |
| 1er février 2014 (en vigueur depuis le 1er août 2013) | 0,1329 €* | référence | 531,60 € |
| 1er novembre 2014 | 0,1401 €* | +5,4 % | 560,40 € |
| 1er août 2015 | 0,1437 €* | +2,6 % | 574,80 € |
| 1er août 2016 | 0,1503 €* | +4,6 % | 601,20 € |
| 1er août 2017 | 0,1466 €* | −2,5 % | 586,40 € |
| 1er février 2018 | 0,1467 €* | +0,1 % | 586,80 € |
| 1er août 2018 | 0,1450 €* | −1,2 % | 580,00 € |
| 1er juin 2019 | 0,1531 €* | +5,6 % | 612,40 € |
| 1er août 2019 | 0,1524 €* | −0,5 % | 609,60 € |
| 1er février 2020 | 0,1546 €* | +1,4 % | 618,40 € |
| 1er août 2020 | 0,1557 €* | +0,7 % | 622,80 € |
| 1er février 2021 | 0,1582 €* | +1,6 % | 632,80 € |
| 1er août 2021 | 0,1558 €* | −1,5 % | 623,20 € |
| 1er février 2022 | 0,1740 €* | +11,7 % | 696,00 € |
| 1er août 2022 | 0,1740 €* | 0 % | 696,00 € |
| 1er février 2023 | 0,2062 €* | +18,5 % | 824,80 € |
| 1er août 2023 | 0,2276 €* | +10,4 % | 910,40 € |
| 1er février 2024 | 0,2516 € | +8,6 % | 1 006,40 € |
| 1er août 2024 | 0,2516 € | 0 % | 1 006,40 € |
| 1er février 2025 | 0,2016 € | −19,9 % | 806,40 € |
| 1er août 2025 | 0,1952 € | −3,2 % | 780,80 € |
| 1er février 2026 | 0,1947 € | −0,3 % | 778,80 € |
| 1er août 2026 | 0,2001 € | +2,8 % | 800,40 € |
Sources : série open data de la CRE, historique des tarifs réglementés de vente d’électricité pour les consommateurs résidentiels, part variable TTC de l’option Base 6 kVA ; délibérations CRE 2024-05, 2025-155, 2026-06 et 2026-147.
* Valeurs 2014-2023 à recouper avec les délibérations CRE correspondantes avant publication : selon la puissance souscrite (3, 9 ou 12 kVA), les chiffres publiés par les comparateurs diffèrent de quelques centimes. Deux écarts assumés : la hausse de février 2024, annoncée à +8,6 % sur la facture, correspond à +10,5 % sur le seul kWh Base 6 kVA ; et la série open data affiche 0,1940 € pour février 2026, contre 0,1947 € ci-dessus, écart en cours de vérification. Rappel utile : la CRE annonçait −22,61 % HT en février 2025, mais la hausse simultanée de l’accise a ramené la baisse réelle à −19,9 % TTC.
Comment le prix du kWh a-t-il évolué entre 2014 et 2026 ?
Entre février 2014 et août 2026, le prix du kWh TTC au Tarif Bleu d’EDF (option Base 6 kVA) a bondi de 0,1329 € à 0,2001 €, soit +50,6 % en douze ans. Cette progression n’a rien eu de linéaire : huit ans de hausse modérée ont précédé la flambée énergétique de 2022-2024, suivie d’une nette décrue puis d’un rebond tarifaire à l’été 2026.
2014-2022 : une hausse annuelle contenue
Sur ces huit années, le tarif passe de 0,1329 € à 0,1740 € (+30,9 %), soit un rythme moyen de +3,4 % par an.
Cette trajectoire suit fidèlement l’inflation des coûts de réseau (TURPE) et de production, marquée par seulement deux reculs ponctuels en période estivale : −2,5 % en août 2017 et −1,5 % en août 2021. Pour un foyer consommant 4 000 kWh/an, la dépense d’électricité pure (hors abonnement) glisse progressivement de 531,60 € à 696 € par an.
2022-2024 : l’effet amortisseur du bouclier tarifaire, puis le pic historique
La crise de l’énergie en Europe bouscule ce rythme. Malgré l’instauration du bouclier tarifaire qui plafonne l’envolée des factures globales à 4 % en 2022 puis 15 % en 2023, le prix du kilowattheure répercute progressivement la réalité des marchés :
- Février 2022 : 0,1740 €
- Février 2023 : 0,2062 €
- Août 2023 : 0,2276 €
- Février 2024 : 0,2516 €
Ce seuil de 0,2516 €/kWh marque le sommet historique du tarif réglementé. Entre le creux d’août 2021 et ce pic de février 2024, le kWh s’envole de +61 %, alourdissant la facture type de 383,20 € supplémentaires par an pour le même volume d’électricité consommé.
2025-2026 : décrue sur les marchés et reprise à la hausse
La détente des cours de gros inverse la tendance dès février 2025 avec un recul brutal de −19,9 %, consolidé par deux baisses successives en août 2025 puis février 2026.
À 0,1947 €/kWh en février 2026, le tarif retrouve son étiage le plus bas depuis quatre ans, allégeant la facture annuelle type à 778,80 € (−206 € par rapport au pic). Ce répit prend fin au 1er août 2026 : la révision estivale applique une hausse de +2,8 %, réinstallant le tarif à 0,2001 € TTC (soit 800,40 €/an pour 4 000 kWh).
Pour un ménage moyen, l’équation est sans appel : pour des usages rigoureusement identiques, la facture annuelle a pris +268,80 € depuis 2014 sous le seul effet du prix du kWh.
Source : CRE – Tarifs réglementés de vente d’électricité (TRVE) option Base 6 kVA, part variable TTC (série open data), relevé au 1er août 2026. Factures types calculées sur 4 000 kWh/an, hors abonnement.
Ce que ça change pour vous
Un chiffre suffit à mesurer la décennie, à consommation strictement identique de 4 000 kWh par an, hors abonnement :
| Année de référence | Prix du kWh | Facture sur 4 000 kWh |
| 2014 | 0,1329 € | 531,60 € |
| 2026 | 0,2001 € | 800,40 € |
| Écart | +0,0672 € | +268,80 € par an |
+268,80 € par an, soit +22,40 € par mois, pour le même logement, les mêmes appareils, les mêmes habitudes. Ce n’est pas votre consommation qui a changé : c’est le prix du kWh, et il a pris +50,6 %.
Ramenez ce montant à des kilowattheures : 268,80 € représentent aujourd’hui 1 343 kWh, soit un tiers de la consommation annuelle d’un foyer à 4 000 kWh. Autrement dit, l’équivalent d’un tiers de votre facture peut être neutralisé non pas en guettant la prochaine révision, mais en traquant ce qui tourne pour rien. Soyons malins, gaspillons moins : 300 à 500 kWh de veille par an, c’est déjà 60 à 100 € au prix d’aujourd’hui.
Le bouclier tarifaire n’a pas supprimé la hausse, il l’a décalée. Sans lui, le pic de 2024 aurait probablement été atteint dès 2022 – et les 268,80 € d’aujourd’hui seraient arrivés deux ans plus tôt.
Reste une question à trancher pour la décennie qui commence : Base ou heures creuses ?
Option Base ou Heures creuses : quelle option choisir ?
C’est la question la plus rentable du sujet, et la réponse tient dans un pourcentage.
Option Base : simple, sans arbitrage
Un prix unique, 0,2001 € le kWh, quelle que soit l’heure. Aucune discipline, aucun réglage, aucune mauvaise surprise.
L’option Base reste le bon choix si vous consommez peu (moins de 2 000 kWh par an), si vous êtes souvent absent en journée et le soir, ou si votre logement est entièrement électrique sans possibilité de décaler les usages. Vous perdez le droit d’optimiser, vous gagnez la tranquillité.
Option Heures creuses : rentable à partir de 30 à 35 % de consommation nocturne
L’option heures creuses propose deux prix : 0,2142 € en heures pleines, 0,1589 € en heures creuses. Les heures creuses représentent 8 heures par jour, positionnées la nuit et parfois en milieu de journée selon votre commune.
Le calcul de bascule est simple. Il faut compenser 0,0141 € de surcoût en heures pleines par 0,0553 € d’économie en heures creuses. Mathématiquement, l’équilibre tombe à 26 % de la consommation en heures creuses. En pratique, visez 30 à 35 % : les jours où le lave-linge tourne à 19 h comptent aussi.
Les profils qui y gagnent clairement : chauffe-eau électrique, voiture rechargeable, pompe à chaleur avec programmation, famille avec plusieurs machines par semaine. Pour vérifier votre répartition réelle, notre guide sur le compteur Linky et les heures creuses explique où lire l’index HP et l’index HC, et comment déplacer les usages sans impact sur votre confort.
Et pour l’abonnement seul, l’offre Zen Fixe EDF mérite un coup d’œil : prix bloqué, option Base ou heures creuses au choix.
Suivre et piloter sa consommation pour neutraliser le coût du kWh
Vous ne pouvez pas négocier le prix du kWh. Vous pouvez agir sur l’autre moitié de l’équation : les kilowattheures que vous consommez, et le moment où vous les consommez.
C’est là que se joue la vraie différence entre logiciels et matériel.
Les applications de suivi fonctionnent sur déclaratif ou sur des estimations reconstituées : vous saisissez vos appareils, l’outil extrapole. L’assistant ecojoko, lui, se branche directement sur le port TIC du compteur Linky. Il lit les données du compteur lui-même, en temps réel : puissance instantanée, index, option tarifaire. Pas d’estimation, pas de délai, pas de facture à attendre.
Trois usages concrets en découlent.
- Voir le vrai coût d’un geste, tout de suite. Vous lancez le four, l’affichage monte. Vous coupez un radiateur, il descend. La consommation devient un chiffre vivant, pas un poste de dépense abstrait en fin de mois.
- Traquer le talon de veille. Box, télévision en veille, chargeurs, VMC mal réglée : le talon de veille représente souvent 300 à 500 kWh par an, soit 60 à 100 € au prix actuel. C’est l’équivalent d’une baisse de 10 % sur votre facture, sans rien changer à vos habitudes – juste en coupant ce qui ne sert à rien.
- Piloter le chauffe-eau. Le module de pilotage d’ecojoko gère le ballon d’eau chaude pour qu’il chauffe pendant les heures creuses, et seulement quand c’est nécessaire. C’est le poste qui justifie à lui seul l’option heures creuses dans beaucoup de foyers.
Pour aller plus loin sur les méthodes de mesure, notre dossier sur le compteur de consommation électrique compare prise connectée, pince ampèremétrique et lecture du port TIC.
FAQ
Quand aura lieu la prochaine révision du tarif réglementé ?
La prochaine échéance est le 1er février 2027. Depuis 2024, la CRE examine le niveau du TRV deux fois par an, en février et en août, et publie sa proposition environ deux semaines avant l’application. Une révision intermédiaire reste possible en cas de choc exceptionnel sur les marchés.
Comment lire le prix du kWh sur sa facture ?
Cherchez la ligne « prix du kWh » dans le détail de la consommation, puis la ligne « abonnement ». Les deux sont exprimées hors taxes généralement, avec un récapitulatif TTC en bas de page. Le prix du kWh facturé intègre la fourniture, le TURPE et les taxes ; c’est ce montant TTC qu’il faut comparer entre deux offres, jamais le prix HT mis en avant dans les publicités.
Le prix affiché est-il HT ou TTC ?
Les grilles des fournisseurs affichent le plus souvent le TTC pour les particuliers, mais les comparateurs et les remises commerciales raisonnent fréquemment en HT. L’écart entre les deux tourne autour de 25 à 30 % selon la part de fourniture, à cause de l’accise et de la TVA à 20 %. Un prix du kWh à 0,20 € TTC correspond à environ 0,15 € HT.
Le prix du kilowatt-heure est-il identique partout en France ?
Oui pour le tarif réglementé : le TRV est uniforme en France métropolitaine, quelle que soit votre région ou votre fournisseur historique. Deux exceptions : les zones non interconnectées (Corse, départements d’outre-mer, îles bretonnes), où les tarifs sont majorés pour couvrir le coût de production local, et les offres de marché, libres de fixer leur propre prix.
Le prix spot de l’électricité fait-il baisser ma facture ?
Pas directement. Le prix spot (marché de gros, heure par heure) ne s’applique qu’aux offres indexées et à la part d’approvisionnement des fournisseurs. Sur le tarif réglementé, il n’apparaît qu’indirectement, via le coût de fourniture lissé. Les épisodes de prix négatifs, fréquents au printemps, ne se traduisent jamais par une facture négative pour un ménage.